Iyad Ag Ghaly dans la zone de Tenzawaten

31/12/2013 17:36 par maliba-info

Le chef du groupe Ansardine et du Hcua Iyad Aghali continue de tourner entre le Mali et ses pays voisins. Après le Burkina Faso où il vient de séjourner, il se trouve actuellement à Tenzawaten à la frontière Mali-Algérie, dans un campement. Iyad bouge toujours avec des hommes de campement en campement. Selon nos sources, il ne passe jamais la nuit dans la localité où il passe la journée. Ce sont les nomades de Tenzawaten Mali qui l’ont vu, dans la partie malienne. Selon eux, Iyad est avec au moins 50 hommes qui patrouillent dans la zone sans attaquer les populations, mais souvent ses éléments s’en prennent aux animaux, surtout les agneaux. Iyad d’après nos sources est en contact permanent avec Alghabass Ag Intallah, qui n’est autre que le secrétaire général du Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (Hcua). La Rédaction

Terrorisme au nord-Mali : les premières révélations de l?ex-chef du Commissariat islamique de Gao

31/12/2013 17:34 par maliba-info

« Peu avant l’intervention franco-africaine au nord du Mali, les jihadistes s’étaient préparés à fuir les villes. Ils avaient acheté de nombreuses motos, cachées dans des hameaux, pour circuler plus discrètement », ce sont là les premières révélations du sinistrement célèbre commissaire du Mujao à Gao, arrêté le mardi 24 décembre 2013 dans la zone du Gourma-Rhaouss. A peine est-il arrivé à Bamako, l’ancienne grande figure du Mujao à Gao commence à parler. On sait déjà grâce à lui que peu avant l’intervention franco-africaine au nord du Mali, les jihadistes s’étaient préparés à fuir les villes. Ils avaient acheté de nombreuses motos, cachées dans des hameaux, pour circuler plus discrètement. Lorsqu’il a annoncé son arrestation, le gouvernement malien a qualifié Aliou Mahamar Touré de « terroriste ». Si l’instruction retient ce terme, l’homme passera devant une cour d’assises. Déjà les plaintes contre l’homme foisonnent. Une association malienne de défense des droits de l’homme a d’ores et déjà décidé de porter plainte ce jeudi contre cette ancienne grande figure du Mujao (Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest) à Gao. Les parents d’un jeune homme dont l’ex-commissaire avait lui-même coupé la main ont également décidé de porter plainte et de se constituer parties civiles. « Aliou Mahamar Touré est arrivé à Bamako sous bonne escorte. Il se porte bien », assure un médecin qui l’aurait examiné. L’ex-commissaire de la police islamique de Gao a promis de dire aux enquêteurs toute la vérité. C’est sûrement un joli coup que l’armée malienne a réalisé le mardi dernier dans la soirée quand elle a arrêté le Commissaire islamique du Mujao dans la zone du Gourma. Aliou Mahamar Touré a été arrêté lors d’une patrouille de l’armée malienne au bord d’un puits en possession de téléphones portables. Il s’agit de ce monsieur qui s’est sinistrement illustré à Gao dans les amputations au temps fort de l’occupation du Nord-Mali par les mouvements jihadistes. Natif de Gao, Aliou Mahamar Touré, en sa qualité de Commissaire était chargé de l’exécution des sales besognes du Mujao : les amputations de pieds et de mains. Par son fait, plusieurs personnes ont été amputées dans la Cité des Askia. Aujourd’hui il est aux arrêts et est présentement en train de méditer sur son sort. Le Mujao, qui est l’un des mouvements terroristes du Nord-Mali, avait occupé la région de Gao entre mars 2012 et janvier 2013. Il y a commis plusieurs atrocités avant d’être délogé par une intervention militaire étrangère initiée par la France le 11 janvier 2013. Depuis, le mouvement qui a été réduit en fragments, résiste à travers les attentats terroristes dans la région. Tous ses membres sont dans la nature et sont traqués par l’armée malienne et les forces alliées. Le mardi soir a été la fin de cavale pour monsieur le Commissaire. AD Source: L'Indicateur du Renouveau

Près de 6 tonnes d'explosifs découverts et détruits au sud-ouest de Tessalit

31/12/2013 17:29 par maliba-info

  • Près de 6 tonnes d'explosifs découverts et détruits au sud-ouest de Tessalit

    Près de 6 tonnes d'explosifs découverts et détruits au sud-ouest de Tessalit

    31/12/2013 17:29 par maliba-info

Bamako — Des soldats tchadiens et français ont découvert et détruit dans le nord du Mali près de six tonnes d'explosifs et des grenades, a annoncé lundi la Mission de l'ONU au Mali, la Minusma. "Les 28 et 29 décembre, le bataillon tchadien de la Minusma et son détachement de liaison et d?appui (DLA) de la force (française) Serval ont mis à jour deux importantes caches d'armes et de munitions situées à environ 150 km au sud-ouest de Tessalit", localité située près de la frontière entre le Mali et l'Algérie, selon un communiqué de la Minusma. Cette découverte "a permis la destruction de 5,7 tonnes de nitrate d?ammonium (un nitrate utilisé dans la fabrication d'explosifs) et d'une quarantaine de grenades", indique la Minusma selon laquelle elle "porte un nouveau coup sévère aux ressources des groupes terroristes" alliés à Al-Qaïda. "C'est en effet la deuxième plus importante découverte d'explosifs cette année au Mali", affirme la Minusma. Des soldats français avaient en septembre découvert et détruit un véhicule contenant près d'une tonne d'explosifs garé dans "une forêt à plus de 100 km à l'ouest d'Anéfis", localité entre Gao, plus grande ville du nord du Mali, et Kidal (extrême nord-est). Les jihadistes dans le nord du Mali ont été affaiblis par les interventions internationales mais sont toujours actifs dans cette région où ils mènent notamment des attentats-suicide dont le dernier en date, le 19 décembre a tué deux casques bleus sénégalais à Kidal. Cette nouvelle destruction d'explosifs intervient à la veille de la visite au Mali du ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian. AFP

URGENT: La justice saisie des cas de détournements et de fraudes ayant occasionné des pertes de plusieurs milliards FCFA pour l?Etat : OPAM: 3,4 milliards; CSA: 2,2 milliards; PAPIM : 1

26/12/2013 11:29 par maliba-info

Dans le Bulletin d’information 2011 de la CASCA, on apprend que la vérification financière de l’Unité de gestion du Projet d’aménagement du périmètre irrigué de Manincoura (PAPIM) a décelé une autre situation aussi sinon autant invraisemblable que l’histoire des 150 pièces installées sur le même véhicule le même jour. En effet, au sein de ce projet, la CASCA relève que » des dépenses d’entretien et de réparation se sont élevées à 13 millions FCFA en moyenne et par véhicule au cours de l’année 2009″. A cela, il faudra ajouter cet autre cas au Commissariat à la Sécurité Alimentaire (CSA), où un compte bancaire fonctionne sous la seule signature du Commissaire et que la somme de 28 081 954 FCFA a été retirée dudit compte sans aucune justification. Deux situations qui prouvent, s’il en était besoin encore que ce sont les premiers dirigeants des structures épinglées qui sont présumés être les plus grands délinquants, les plus gros tricheurs et les plus vilains responsables présumés des détournements de deniers publics. Le hic est que les responsables de ces détournements présumés de fonds publics demeurent toujours en poste. Ils accompagnent ou accueillent les ministres en déplacement à l’intérieur du pays. Comme si de rien n’était. Et pire, les ministres en question ne voient aucune anomalie en cela. Certainement qu’ils n’ont pas lu les rapports du BVG ou les bulletins de la CASCA. A moins qu’ils ne se moquent de la lutte contre la corruption et la délinquance financière qui demeure l’une des priorités du président de la République. Un ministre ne doit point s’accommoder de cadres dont les dossiers sont déjà sur la table du procureur. Si ces présumés coupables n’ont pas le courage de rendre le tablier, le ministre sous lequel ils exercent doit pouvoir prendre ses responsabilités et démettre de leurs fonctions les cadres en question. Les ministres concernés n’ont pas à attendre que le Premier ministre ou le président de la République interviennent dans ce sens pour leur indiquer la voie à suivre. En tout cas, pour le moment, les propos d’IBK par rapport à la lutte contre la corruption n’ont reçu aucun écho favorable de la part des membres du gouvernement qui ont, pourtant, tous reçu, officiellement, une copie du Rapport 2012 du BVG. Qu’attendent-ils alors pour réagir? Trafic de passeports et détournement du Don japonais Au vu des dossiers que nous avons tiré du Bulletin d’information 2011 de la CASCA, on est en droit de s’interroger à quoi sert, dans ce Mali où « certains ministres sont de la mafia financière » -selon le Vérificateur Général Amadou Ousmane Touré – la multitude de structures de contrôle et pour quels résultats? L’immobilisme de la justice, même quand elle est saisie des innombrables cas de détournements qui sautent aux yeux, est demeuré toujours incompréhensible, depuis le temps d’ATT. Face aux cas de délinquance financière, de corruption ou de détournement tout court, Dame justice ne réagit pas. Le présumé délinquant a donc tout le temps de faire disparaître les preuves qui l’accablent ou de fabriquer de fausses pièces justificatives qui le disculpent. Toute chose qui donne l’impression que ce pays n’est pas dirigé. Des gestionnaires de biens publics ayant tendu la main à des politiciens véreux qui, une fois leurs décrets de nomination signés par le président de la République, se livrent, en compagnie de leur DFM, à toutes sortes d’exercices pour se remplir les poches. Comment un tel pays peut-il bouger, se développer quand des voleurs à col blanc se la coulent douce en toute impunité. Même des prévenus, de retour de prison, s’empressent de serrer la main du président de la République sous les feux des projecteurs de la télévision nationale. Comme pour dire : » Voilà, j’ai serré la main du président de la République, je suis donc blanc comme neige ». N’ont-ils pas le droit de penser ainsi? Si ce n’est au Mali, dans quel pays au monde peut-on voir une telle image : un délinquant présumé tout fraîchement sorti de prison assis aux côtés du chef de l’Etat. En tout cas, on aura tout vu dans ce pays où règne l’impunité la plus absolue vis-à-vis des cas de détournements et de délinquance financière. Le président IBK, qui vient tout juste d’être installé dans son fauteuil, a déjà beaucoup promis dans le sens de la lutte contre la corruption et les autres fléaux qui gangrènent notre société et font saigner notre économie déjà très exsangue. D’après le chef de l’Etat, lui-même, il a déjà procédé à la transmission d’une centaine de dossiers, relatifs à la corruption et à la délinquance financière, à la justice. Nous attendons alors de voir quand est-ce que la justice va, enfin, se lever et permettre à notre pays de récupérer l’argent du contribuable, dilapidé ou planqué sur des comptes bancaires aux Îles Caïmans et autres paradis fiscaux. Parmi les dossiers transmis à la justice suivant les recommandations de la CASCA, il y a celui relatif à la vérification de la gestion du Fonds d’aide alimentaire du Japon au Commissariat à la Sécurité (CSA), sur la période de 2007 à 2009. Comme nous l’annoncions plus haut, au CSA, il a été constaté le fonctionnement d’un compte bancaire sous la seule signature du Commissaire. Sur ledit compte, il a été procédé au retrait non justifié de la somme de 28 081 954 F CFA. D’autres faits ont été épinglés par la CASCA, à savoir: l’attribution de deux marchés de construction de 75 magasins pour un montant total de 829 880 000 F CFA à deux entreprises ne répondant pas au critères d’attribution; la falsification par l’un des attributaires d’un quitus fiscal et d’une attestation de taxe de logement falsifiés; la conclusion de deux avenants d’un montant de 90 000 000 FCFA sans modifications des travaux sur lesquels 29 500 000FCFA ont été payés par chèques bancaires libellés au nom du Chef du Service Financier; l’attribution par entente directe de deux marchés de construction de 11 magasins à Kidal pour un montant de 155 793 480 F CFA sans l’autorisation de la Direction générale des marchés publics (DGMP). Comme si tout cela ne suffisait pas…la non application de pénalités de retard concernant ce dernier marché pour un montant total de 247 934 253 FCFA. La liste des manquements est loin d’être exhaustive. Ajoutons, le paiement par chèque de la somme de 18 millions FCFA aux responsables du CSA en lieu et place des fournisseurs et l’installation de pompes non conformes aux caractéristiques techniques du devis estimatif ayant entraîné une fausse facturation de 100 815 185 FCFA. En tout, il est reproché au CSA quelque 2,2 milliards FCFA au titre de détournements présumés de fonds, entre autres. Quant aux faits dont est accablée l’Office des produits agricoles du Mali (OPAM) par la CASCA, ils concernent des anomalies portant sur quelque 3,4 milliards FCFA au chapitre des malversations, détournements présumés et autres. Au nombre des manquements, la signature de plusieurs avenants sans autorisation de la DGMP occasionnant un surcoût de 480 millions FCFA ; le recours aux emprunts sans autorisation de l’Etat, entraînant une perte de 325 290 000 FCFA pour le Trésor public; la livraison de 7 158 tonnes de riz importé au lieu de 10 000 tonnes de riz local par une société entraînant une perte de 480 millions FCFA; le non respect des procédures d’achat de 6 228, 950 tonnes de riz local et de 11 653, 35 tonnes de riz importé entraînant une perte de 135 582 500 FCFA et la revente à perte à la même société de 11 653,35 tonnes de riz ayant occasionné un manque à gagner de 832 millions FCFA. Comme si cela ne suffisait pas, la CASCA a révélé l’existence de créances douteuses d’un montant de 1,05 milliard FCFA. Il est, en effet, aisé de le constater, les responsables de cette structure, qui a pour mission d’assurer l’approvisionnement régulier du pays en denrées de première nécessité, ont utilisé diverses artifices pour se faire la poche. Ils seront bientôt rattrapés par la justice et finiront par perdre le sommeil. Il ne reste plus que la convocation du procureur qui ne saurait tarder. Le dossier étant désormais dans ses mains. La balle dans le camp des ministres S’agissant de l’Unité de gestion du Projet d’aménagement de Manincoura (PAPIM), en plus de sa prouesse dans la « réparation à grands frais » des véhicules, elle est épinglée par la CASCA pour les faits suivants : des encaissements d’un montant total de 171 993 862 FCFA par le planton au nom d’autres personnes dont 75 711 860 FCFA sans mandat; des chèques établis ou encaissés au nom des personnes non habilitées pour un montant de 108 032 984 FCFA; la non justification des dépenses d’entretien et de réhabilitation de bâtiments d’un montant de 308 128 264 FCFA. Des malversations, fraudes et détournements présumés pour un montant de 1,2 milliard FCFA. En ce qui concerne la DAF (actuel DFM) du ministère des Affaires étrangères, il lui est reproché la non présentation des dossiers d’appel d’offre (DAO) de huit marchés exécutés entre 2007 et 2009 totalisant 316 475 351 FCFA; la non tenue d’un état d’émargement de carburant pour un montant total de 807 449 644 FCFA; le paiement d’allocations d’un montant total de 29 310 607 FCFA aux conjoints d’agents diplomatiques et consulaires rappelés au Mali en violation des dispositions du décret nº96-044 du 8 février 1996; le non remboursement des allocations non émargées par les bénéficiaires d’un montant de 11650 000 FCFA. Cette direction est donc appelée à s’expliquer devant la justice pour un montant de 1, 2 milliard FCFA. Par rapport aux malversations et détournements présumés au niveau de la Direction de la police des frontières (DPF) et la DAF du ministère de la sécurité, ils portent sur quelque 580 millions FCFA « détournés » et l’emploi de 6 841 passeports non justifié à la DPF. Une situation qui sera, certainement, éclaircie bientôt. Ce dossier étant désormais dans les mains de la justice. Suite à ces vérifications financières de la CASCA ayant concerné, principalement, la période de 2007 à 2009, il est de nécessité absolue que les personnes présumées coupables des cas de fraudes, de mauvaise gestion se mettent ou soient mis en congé par les ministres dont elles relèvent. Car, rien ne sert de pavaner quand on a sur le dos de telles accusations dont il va falloir se défendre. A cet effet, les ministres doivent prendre leurs responsabilités en mettant en congé purement et simplement les cadres et agents directement mis en cause dans les «cent dossiers remis à la justice» par le président de la République. Il y va de la crédibilité de l’Etat et de celle la justice de notre pays. Surtout que les ministres de l’équipe de Oumar Tatam Ly, à part un ou deux qui seraient directement incriminés, ne semblent pas concernés par ces dossiers. Si tel est le cas, qu’attendent-ils, encore une fois, pour réagir?

Communiqué des mouvements rebelles du Mali au moment où la France se retire de Kidal

26/12/2013 11:26 par maliba-info

  • Communiqué des mouvements rebelles du Mali au moment où la France se retire de Kidal

    Communiqué des mouvements rebelles du Mali au moment où la France se retire de Kidal

    26/12/2013 11:26 par maliba-info

COMMUNIQUE CONJOINT N°005/2013/C-MNLA/HCUA/MAA

La coordination des mouvements de l’Azawad (MNLA, HCUA et MAA) rappelle à la communauté internationale et à tous les acteurs impliqués dans la gestion du conflit qui oppose l’Azawad au Mali son attachement à l’Accord de Ouagadougou signé le 18 juin 2013. Cet accord a permis entre autre la tenue de l’élection présidentielle et a suscité un réel espoir dans la résolution politique d’un conflit perdurant (voir le document joint) et prévoit l’ouverture de négociations soixante (60) jours après la mise en place du nouveau gouvernement issu de l’élection présidentielle. Ce délai est arrivé à échéance depuis le 08 novembre 2013 pendant que le gouvernement malien prétextait l’atteinte à sa souveraineté par l’occupation des locaux du gouvernorat et de la radio de Kidal par les mouvements armés. Une mission conduite par le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies avec l’appui du médiateur de la CEDEAO a réussi à faire accepter les mouvements à céder ces locaux le 14 novembre 2013 et les remettre à la MINUSMA sous la supervision de la Commission Technique Mixte de Sécurité (CTMS). Suite à cette conclusion, la CTMS a été convoquée à Bamako par rapport aux arrangements sécuritaires. Malheureusement la partie gouvernementale au sein de cet organe, a posé d’autres exigences non prévues dans l’accord. Nous pensons que c’est une nouvelle manière délibérée de bloquer les travaux de cette commission qui sont pourtant essentiels dans la mise en œuvre de l’accord, gage de la stabilité et la sécurité dans la ville de Kidal d’une part et dans l’Azawad d’autre part. A cet effet, la coordination MNLA/ HCUA/MAA attire la bienveillante attention de la médiation et de la communauté internationale sur le blocage par l’Etat du Mali et demande conformément à l’article 16 de l’accord, une réunion d’urgence du Comité de Suivi et Evaluation (CSE) afin d’évaluer la mise en œuvre de l’accord dont le blocage pourrait être préjudiciable à la poursuite du processus de paix difficilement enclenché. Kidal, le 21 décembre 2013 Pour le MNLA Pour le HCUA Pour le MAA

Président de la Femafoot en Europe : Le bilan d?une tournée

16/12/2013 11:27 par maliba-info

La première tournée Européenne de Boubacar Baba Diarra, président de la Fédération Malienne de Football, accompagné par son 1er vice Boukary Sidibé « Kolon », a été extrêmement juteuse. Elle va permettre au football malien de bénéficier des financements de la Fifa pour bâtir d’autres infrastructures sportives dans le septentrion de notre pays, de renouer le partenariat avec la Fédération Allemande de Football, de donner le premier coup de pioche des championnats nationaux de D2, Junior, Cadet, Minime, et de vider désormais «l’affaire Patrice Carteron ». Le président Diarra s’en explique dans cette interview. Le Prétoire : Après le départ précipité de Patrice Carteron, peut-on savoir à quand le nouveau sélectionneur? Boubacar Baba Diarra, président de la fédération malienne de football : Nous avons pris beaucoup de contacts en la lors de notre récente mission en Europe, et bien avant la tournée en Europe, d’autres contacts avaient été pris, aujourd’hui, à la lumière de ces contacts là, on peut dire allègrement que le nouveau sélectionneur sera connu d’ici une dizaine de jours, sinon d’ici la fin du mois. Pouvez-vous nous citer quelques noms de sélectionneur que vous avez rencontré ? Je préfère garder cela en secret, étant donné qu’avec chacun, nous sommes arrivés à un niveau de discussion, donc il restait seulement les accords à donner. Nous, nous avons notre classement sur une short liste, et tous les entraîneurs qui figurent sur cette liste ont été consultés. Mais chacun a dit un moment donné, donnez-moi le temps de la réflexion, donc on ne peut pas dire tout de suite de nom, on préfère vraiment attendre les réactions définitives des uns et des autres pour faire notre choix définitif. Vous venez d’effectuer un voyage qui vous a conduit en Allemagne, à la FIFA et à l’UEFA. Que retenez-vous de ce voyage ? Nous avons effectué effectivement un voyage en Allemagne. En Allemagne avec la Fédération Allemande de football, on avait deux points à l’ordre du jour. Le premier point c’est que, entre 2007 et 2011, le Comité National Olympique Allemand a financé un projet appelé projet German-Malien de développement du football, mais le projet a été clôturé en 2011. Ledit projet a apporté beaucoup de choses au football malien, il s’agissait dans un premier temps de reprendre langue avec le Comité National Olympique Allemand pour envisager de réactualiser ce projet pour 4 années. Le deuxième point de discussion, c’était un accord de partenariat à convenir avec la Fédération Allemande de football, vous savez très bien que l’Allemagne est une grande nation de football. Les Allemands sont performants dans les divers secteurs de développement du football. Un accord de partenariat avec l’Allemagne serait très avantageux pour notre Fédération de football. Nous avons discuté de long en large cet accord de partenariat, les Allemands nous ont demandés de leur donner le temps de la réflexion, et qu’au mois de février on allait se retrouver pour la discussion finale. Egalement, au niveau de la Fédération Allemande de football, nous leur avons soumis un certain nombre de projets de réalisation d’infrastructures de football dans le nord du Mali. La Fédération Allemande nous a dit que l’Allemagne a décidé ce dernier temps de mettre en place un fonds dédié au développement du sport dans les pays Africains, et que le projet de réalisation d’infrastructures dont nous avons parlé était éligible à ce fonds. Mais ce fond est géré par la Coopération Allemande, et donc la Fédération Allemande de football nous a demandé d’initier les requêtes de financement qu’elle va soutenir fortement auprès de la Coopération Allemande. Voilà ce qui est ressortit des discussions avec le partenaire Allemand Maintenant, au niveau de la Fifa nous avons été reçu par le Président Blatter, avec lequel nous avons eu un long entretien d’une heure d’horloge, suivi de trois autres discussions avec les départements techniques de la Fifa (le département de développement du fooball, le département compétition, le département football de jeunes). Au niveau de la Fifa, nous pouvons dire que le voyage a été très fructueux, parce qu’à l’issue des différentes séances de travail et de la rencontre avec Blatter, la Fifa s’est engagée à doter les trois (3) ligues du nord (Gao, Tombouctou et Kidal) de gazon synthétique. Ça, c’est déjà acquis, et que c’est à nous de faire une planification pour donner un ordre de priorité par où commencer. En plus de cela, le Président de la Fifa a été émerveillé par notre projet, intitulé : «Le Football pour la Paix dans les Régions Nord du Mali». Lui, en sa qualité de citoyen du monde épris de paix, a tout de suite adhéré à notre démarche. Donc il a dit que les investissements connexes, c’est-à-dire la réhabilitation des stades, la réalisation des châteaux d’eau au niveau de chaque stade équipé de pompe électrique. Blatter a souligné qu’il allait soumettre ces investissements supplémentaires à d’autres partenaires pour leur financement, donc ça veut dire qu’il s’est engagé sur l’ensemble des programmes de réalisation d’infrastructure de la Fémafoot. Ensuite, nous avons demandé au programme de développement du football de nous aider à financer quatre types de championnat au Mali. Vous savez tous qu’au Mali, il n’y a que le championnat de ligue 1, nous, nous voulons instituer, à partir de cette année 2013, un championnat national de D2, qui va mettre aux prises 18 équipes issues des 8 Régions et du district de Bamako. Nous allons également mettre en jeu un championnat national des Juniors (U-20), un championnat national des cadets (U-17) et un championnat national des Minimes (U-15). Les programmes ont été déjà élaborés et ont fait l’objet d’une évaluation financière. Le coup total de ces quatre championnats a été évalué à 450 millions de FCFA, la Fifa s’est engagé à financer les 450 millions. Aussi, nous avons demandé également à la Fifa de nous aider à réaliser l’audit financier et l’audit organisationnel de la Fédération malienne de football. Il y a une mission préparatoire qui va arriver en février prochain dans le cadre du programme performance pour interviewer les membres du Bureau Fédéral, en vue d’élaborer les termes de référence des deux missions, pour voir quel appui la Fifa pourrait nous apporter dans le cadre du programme performance qui est un autre programme à part, différent du programme Goal. Donc voilà ce que nous avons discuté au niveau de la Fifa. Quant à l’Uefa, elle avait demandé de nous recevoir à travers son président Michel Platini, mais malheureusement, nos calendriers étaient surchargés à tel enseigne que nous n’avons pas pu rencontrer Platini. Quand on finissait avec la Fifa, Platini partait à Bilbao pour un sommet de l’Uefa, mais l’Uefa va nous écrire bientôt pour nous proposer une nouvelle date. Quelles sont vos attentes de ces différentes rencontres ? L’attente c’est que le football Malien va être doté de gazon synthétique au niveau de trois ligues (Gao, Tombouctou, Koulikoro). Des investissements vont être faits en termes d’infrastructures au niveau des trois ligues de Gao, Tombouctou et Kidal. Cela permettra de jouer allègrement le championnat au niveau de ces trois régions. Egalement, le deuxième intérêt c’est que le financement des championnats nationaux (deuxième division, junior, cadet et minime) permettra d’élargir la base du football et la détection des talents. Plus, il y a beaucoup de jeunes qui jouent au football, mieux on pourrait découvrir des talents de plus. Voilà ce que nous attendons de cette tournée. En ce qui concerne l’affaire Patrice Carteron, qui avait demandé une trentaine de millions de FCFA au Bureau Fédéral, vous l’avez rencontré, qu’en est-il exactement ? Carteron a été très élégant, il a décidé de renoncer à toutes ses prétentions, parce qu’il avait saisi et la Fifa et un avocat contre la Fédération du Mali, au motif d’une rupture abusive de contrat. Malheureusement, nous, on n’était en possession d’aucun document, parce que lorsqu’on est arrivé aux affaires de la Fédération, nous avons procédé à une revue documentaire pour voir les dossiers et problèmes qui étaient latents, afin de commencer à régler ces problèmes. Mais malencontreusement, en ce qui concerne le dossier Carteron, il n’y avait aucune trace. Nous avons posé la question à l’ancien Comité Exécutif, on n’a pas pu accéder à ces documents, donc le mieux pour nous, ce qui colle avec notre vision des problèmes, c’est de faire table rase de tout ce qui s’est passé. Il s’agit d’éviter les sujets qui fâchent et pacifier l’environnement, pour nous permettre un bon départ, donc lorsque Carteron nous a dit qu’il est d’accord avec nous pour régler tout dans l’amiable, cela va être mon apport au nouveau Comité Exécutif, on était content et on a accepté sa proposition, ce qui nous a permis de vider ce dossier et de se tourner vers l’avenir. Quel est votre dernier mot ? Mon dernier mot, par la grâce de Dieu et avec l’appui de tout le monde, nous démarrons plutôt bien, et, surtout, le financement des infrastructures au niveau des trois ligues du nord est un grand pas pour nous, parce que c’était un pan de notre programme. Aussi le financement des différents championnats nationaux est une partie intégrante de notre programme, ça veut dire qu’après deux mois seulement du démarrage de notre mandat, nous avons pratiquement la chance aujourd’hui qu’environ la moitié de notre programme connait un début d’exécution. C’est très important, et nous allons continuer sur cette lancée, et qu’on reste soudés au niveau du Comité Exécutif, que le monde du football reste pacifié. Car c’est dans l’entente qu’on peut tout faire, on voudrait que le monde du football continue à nous accompagner sincèrement avec le Ministère des Sports, je suis sûr que nous allons réussir. Tout ceci contribue au bon résultat de nos équipes nationales et nos clubs qui sont engagés dans les compétitions continentales. Nous voulons orienter tous les actes que nous posons dans le sens du perfectionnement de nos équipes nationales et de nos clubs. Propos recueillis par Yacouba TANGARA Source: Le Prétoire

Forte ?démobilisation

16/12/2013 11:25 par maliba-info

Comme à l’accoutumée, les Maliens ont boudé les urnes lors du scrutin législatif d’hier. Ils ont superbement ignoré le chemin des centres de vote, préférant vaquer à leurs travaux ménagers pour les femmes, à leurs parties de jeu de cartes pour les jeunes et aux retrouvailles sous les hangars et arbres à palabre pour les personnes âgées. A Bamako plus précisément, les propriétaires de vergers ont rallié leurs cachettes paradisiaques, les peuls laveurs d’habits ont investi les berges du Niger, les chauffeurs se sont installés dans leurs Sotrama et taxis, les voyageurs ont pris d’assaut les gares routières. Tous, sans avoir voté, bien entendu. Ce qui fait redouter un taux de participation largement plus bas que lors du 1er tour où, seulement 38% de Maliens ont accompli leur devoir civique. Et ont accordé leur confiance à 20 députés déjà élus. De quelle légitimité ceux-ci et leurs 127 camarades qui sortiront du 2è tour pourront-ils se prévaloir ? Cette interrogation en appelle d’autres questionnements encore aussi préoccupants que dangereux pour notre démocratie. Pourquoi ce peu d’intérêt de nos concitoyens pour le vote ? Pourquoi le Malien voit-il négativement l’homme politique ? A quand l’amour de l’électeur malien pour l’urne ? De la réponse à ces questions sortira, espérons-le, la clé du retour aux urnes des Maliens. Afin de nous éviter, lors des prochaines communales et à jamais, le scénario de la forte…démobilisation constatée hier dans les centres de vote des six communes du District de Bamako visitées par nos reporters. La Rédaction Source: L'Aube

Kidal reste hors contrôle

16/12/2013 11:22 par maliba-info

(BRUXELLES2) Deux soldats sénégalais de la Minusma, la mission de stabilisation de l’Onu au Mali, ont été tués, samedi 14 décembre lors d’un attentat à la voiture piégée à Kidal, devant la Banque malienne de solidarité. Plusieurs autres ont été blessés, ainsi que des militaires maliens de la Garde nationale. Tous ont été pris en charge par le personnel médical sur place, précise un communiqué de la Minusma. Et les plus graves évacués vers Gao « avec le concours de la Force Serval ». Un bilan provisoire qui pourrait évoluer dans les jours à venir, certains blessés étant gravement atteints. Kidal : hors contrôle Cet attentat vient rappeler que la situation dans cette ville du nord Mali – où nos deux confrères de RFI ont été enlevés puis tués – reste donc dans une sécurité précaire. Le président malien Ibrahim Boubacar Keita le disait au Parlement européen la semaine dernière, « Kidal, n’est pas encore sous le contrôle du gouvernement du Mali. » (détails sur le Club : « Nous sommes dans l’urgence absolue »). Second tour des élections Survenu à la veille du second tour des élections législatives qui doit parachever le retour à l’ordre constitutionnel au Mali, l’attentat n’aura cependant pas de conséquences de ce point de vue. Il n’y aura pas, en effet, de scrutin dans la ville et dans la région situées à 1.500 km au nord-est de Bamako. Les quatre députés de cette ville ont, en effet, été élus dès le premier tour du 24 novembre. Une opération anti-terroristes en cours Non revendiqué pour l’instant, il pourrait s’agir de représailles à l’opération anti-djihadiste des forces françaises dans la région, avec le déploiement complet d’un GTIA (groupement tactique interarmes) dans la zone comprise entre Tombouctou et la frontière algérienne. « Une opération militaire française est actuellement en cours au nord de Tombouctou », a indiqué une source militaire à Bamako à l’AFP. 19 « éléments de ce groupe ont ainsi été tués mardi (10 décembre) a confirmé Laurent Fabius ce dimanche (15 décembre) lors du Grand Rendez-vous « Europe 1 / i-Télé / Le Monde », ajoutant que la France n’avait pas vocation à « devenir le gendarme de l’Afrique ». « Mais il se trouve que pour le moment, et nous travaillons à ce que cela change, la France est le seul pays qui a des forces capables d’aller là-bas en nombre ». Un rythme opérationnel qui ne semble pas faiblir Même si le « Mali » est sorti de l’angle de mire de l’actualité, les opérations dans le nord du pays continuent, en effet, à un rythme assez soutenu. Environ 2800 militaires français sont toujours présents sur le sol malien. Et, selon le dernier bilan de l’Etat-Major des armées, pas moins de 30 sorties d’avions de chasse ont eu lieu cette dernier semaine (du 5 au 12 décembre). Ce qui est certes un peu moins que les semaines précédentes (entre 45 et 50 sorties d’avions de chasse) mais représentent une moyenne importante. A terre, le GTIA « Korrigan » poursuit ses missions de sécurisation en menant des patrouilles dans la région de Gao et dans l’ensemble du Nord de la boucle du Niger. Et au nord de Tessalit (à une trentaine kilomètres au nord-ouest), en début de semaine, c’est le bataillon tchadien de la MINUSMA appuyé par un détachement de liaison et d’appui (DLA). (Leonor Hubaut avec Nicolas Gros-Verheyde) Source: Bruxelles2

Communiqué du Conseil des ministres du vendredi 13 décembre 2013

16/12/2013 11:21 par maliba-info

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 13 décembre 2013 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Président de la République, Son Excellence Ibrahim Boubacar KEÏTA. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : - adopté des projets de textes et - procédé à des nominations. AU CHAPITRE DES MESURES REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Réconciliation nationale et du Développement des Régions du Nord, le Conseil des Ministres a adopté des projets de textes relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation. En vue de restaurer la cohabitation et le vivre ensemble entre populations des Régions du Nord et entre les populations du Nord et du Sud, il a été créé en mars 2013 une Commission Dialogue et Réconciliation qui avait pour mission de rechercher par le dialogue la réconciliation entre toutes les communautés maliennes. Avec la formation du nouveau Gouvernement, le Ministère de la Réconciliation nationale et du Développement des Régions du Nord a été chargé de définir et de mettre en œuvre une stratégie de vivre ensemble bâtie sur l’équité et la justice. Dans cette perspective, il est proposé de restructurer la Commission Dialogue et Réconciliation. La nouvelle Commission appelée Commission Vérité, Justice et Réconciliation prendra en compte les dimensions vérité et justice. malijet. Elle contribuera à instaurer une paix durable à travers la recherche de la vérité, la réconciliation et la consolidation des valeurs démocratiques. A ce titre, elle est chargée de : - enquêter sur les cas de violations graves des droits de l’homme commises dans le pays et, spécifiquement celles commises à l’égard des femmes et des enfants, établir la vérité et proposer des mesures de réparation ; - mener des enquêtes sur les cas d’atteinte à la mémoire individuelle ou collective et au patrimoine culturel ; - établir la vérité sur les violations graves des droits de l’Homme et les atteintes aux biens culturels et proposer des mesures de réparation ; - favoriser le dialogue intra et inter communautaire, la coexistence pacifique entre les populations et le dialogue entre l’Etat et les populations ; - promouvoir auprès des communautés le respect de l’Etat de droit, des valeurs républicaines, démocratiques, socioculturelles et du droit à la différence. Les missions de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation couvrent la période allant de l’indépendance à nos jours et porteront sur les questions relatives au Nord. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté : 1°) Des projets de décret portant approbation de deux marchés relatifs aux travaux de construction respectivement d’un pont sur le fleuve Dégou à Manankoro et ses voies d’accès (lot n°1 ) et de la route d’accès à Mafèlè dans la commune rurale de Yinindougou (lot n°2). Dans le cadre de sa politique de désenclavement du pays, le Gouvernement a engagé un vaste programme de construction et de réhabilitation de routes, de réalisation d’ouvrage et d’équipements routiers. Les présents marchés qui sont conclus dans ce cadre, portent sur la construction d’un pont sur le fleuve Dégou à Manankoro et ses voies d’accès et la construction de la route d’accès à Mafèlé d’une longueur de 20,5 km dans la Commune rurale de Yinindougou. Ils sont attribués, après appel d’offres, respectivement à : - l’Entreprise SOMAFREC SA pour un montant de 1 milliard 590 millions de francs CFA environ et un délai de 12 mois hors saison des pluies (lot n° 1) ; - l’Entreprise EITPB pour un montant de 1 milliard 449 millions de francs CFA environ et un délai d’exécution de 12 mois hors saison des pluies (lot n° 2). Le financement est assuré par le Budget national. L’exécution de ces marchés qui participe à la relance du secteur des transports routiers, va contribuer à la réduction de la pauvreté dans les communes concernées à travers le développement des activités socio-économiques. 2°) Un projet de décret portant ouverture de crédits à titre d’avance pour l’exercice 2013. Le décret portant ouverture de crédits d’avance ou décret d’avance est un acte réglementaire de gestion budgétaire prévu par la loi du 4 novembre 1996 relative à la loi de finances et par lequel, le Gouvernement peut ouvrir des crédits supplémentaires sans l’autorisation préalable de l’Assemblée Nationale pour faire face à des situations de cas de force majeure, d’urgence, d’imprévu ou de nécessités impérieuses d’intérêt national. Le présent projet de décret d’avance est pris pour inscrire dans le Budget d’Etat 2013, l’augmentation de la subvention de l’Etat à la société Energie du Mali SA et le montant des nouveaux appuis budgétaires pour couvrir une partie du déficit du Budget d’Etat. Le montant total des crédits ouverts s’élève à 17 milliards 500 millions de francs CFA. Ces crédits visent à renforcer la subvention de l’Etat à EDM SA afin d’assurer le service public de l’électricité. Avec l’ouverture de ces crédits supplémentaires, les dépenses du Budget d’Etat 2013 passeront de 1 465,075 milliards de francs CFA à 1 482,575 milliards de francs CFA, soit un accroissement de 1,2 %. Sur le rapport du ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance portant création de la Haute Autorité de la Communication La libéralisation de la communication audiovisuelle a été consacrée par l’ordonnance du 15 janvier 1992 portant autorisation de création de services privés de radiodiffusion sonore par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence et l’ordonnance du 14 mai 1992 portant autorisation de création de services privés de communication audiovisuelle. Après deux décennies d’application, le résultat est assez mitigé. Si l’on a assisté à une floraison de radios privées en FM sur l’ensemble du territoire, les télévisions privées tardent à voir le jour alors que les programmes des chaînes étrangères sont accessibles. Par ailleurs, la régulation du secteur est très faible du fait de la multiplication des acteurs et de l’éparpillement des pouvoirs. La loi relative aux services privés de communication audiovisuelle adopté en 2012 a opéré une réforme fondamentale dans le secteur en procédant à une nouvelle répartition des rôles dans le secteur et en fixant le cadre de régulation de l’audiovisuel. Le présent projet d’ordonnance pris dans le cadre de l’application de la nouvelle loi, a pour objet, de doter le secteur de la communication d’un organe de régulation avec des compétences renforcées. La Haute Autorité de la Communication qui remplace le Conseil Supérieur de la Communication a pour mission la régulation du secteur de la communication dans les domaines de l’audiovisuel, de la presse, écrite, de la publicité audiovisuelle et écrite et de la presse en ligne. A cet effet, elle dispose de compétence d’autorisation de création des services privés de radiodiffusion et de télévision, de l’installation et l’exploitation des services privés de communication audiovisuelle, de veille et d’alerte, de consultation, de recherche, de contrôle et de sanctions. La Haute Autorité qui est un organe indépendant, exerce son autorité également sur tous les médias internationaux et étrangers diffusés à partir d’un site situé sur le territoire national quelles que soient les modalités de leur mise à la disposition du public. Elle est composée de neuf membres dont trois membres désignés par le Président de la République, trois membres désignés par le Président de l’Assemblée Nationale et trois membres désignés par les organisations professionnelles des médias. Les ressources de la Haute Autorité de la Communication sont constituées par les subventions de l’Etat, une part des ressources issues de la vente du dividende numérique, des produits de prestations, des redevances et par diverses recettes. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES : Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE : - Conseiller technique : Monsieur Zeïni MOULAYE, Conseiller des Affaires étrangères. - Conseiller à la Communication de l’Ambassade du Mali à Paris : Monsieur Tidiani DIALLO, Journaliste. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES : - Chargé de mission : Monsieur Sékouba SAMAKE, Journaliste. AU TITRE DU MINISTERE DU PLAN ET DE LA PROSPECTIVE : - Conseiller technique : Monsieur Dramane DIARRA, Ingénieur des Eaux et Forêts. AU TITRE DU MINISTERE DES DOMAINES DE L’ETAT ET DES AFFAIRES FONCIERES : - Inspecteur en Chef des Domaines et des Affaires foncières : Monsieur Mamadou COULIBALY, Administrateur civil. - Inspecteur du Chef adjoint des Domaines et des Affaires foncières : Monsieur Mahamane KONAKE, Ingénieur des Constructions civiles. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT ET DE L’ASSAINISSEMENT : - Directeur de l’Office de Protection des Végétaux : Monsieur Biramou SISSOKO, Ingénieur des Eaux et Forêts AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE : - Directeur national de l’Enseignement secondaire général : Monsieur Alhousséini KEITA, Professeur de l’Enseignement secondaire. - Directeur du Centre national des Examens et Concours de l’Education : Monsieur Bakoni BALLO, Professeur de l’Enseignement secondaire. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DE L’HYGIENE PUBLIQUE : - Directeur de l’Hôpital Gabriel TOURE : Monsieur Kassoum Mamourou SANOGO, Maître de Conférences. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE ET DE L’HYDRAULIQUE : - Chargé de mission : Monsieur Sory Ibrahim COULIBALY, Economiste. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ARTISANAT ET DU TOURISME : - Chargé de mission : Madame DOUCOURE Aïssata Cheick SYLLA, Journaliste. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMMUNICATION ET DES NOUVELLES TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION : - Chef de Cabinet : Monsieur Oualy Sékou TRAORE, Juriste - Conseillers techniques : Monsieur Assana DIAWARA, Administrateur civil ; Monsieur Baba KONATE, Ingénieur des Télécommunications ; Monsieur Etienne COULIBALY, Ingénieur des Constructions civiles. - Chargés de mission : Monsieur Mamadou Lamine KONE, Juriste ; Monsieur Sékou Mahim TRAORE, Ingénieur informaticien ; Monsieur Oumar SAMAKE, Ingénieur électricien. BAMAKO, LE 13 DECEMBRE 2013 LE SECRETAIRE GENERAL DU GOUVERNEMENT, Mme DIAKITE Fatoumata N’DIAYE Commandeur de l’Ordre National

Coups de feu à ??Malitel Da?? : Un policier et un civil blessés, plusieurs manifestants arrêtés

13/12/2013 13:28 par maliba-info

  • Coups de feu à ??Malitel Da?? : Un policier et un civil blessés, plusieurs manifestants arrêtés

    Coups de feu à ??Malitel Da?? : Un policier et un civil blessés, plusieurs manifestants arrêtés

    13/12/2013 13:28 par maliba-info

L’incident est survenu, hier aux alentours de 13 heures, suite à l’interpellation d’un suspect dans la rue dénommée Malitel Da à Bamako-coura, non loin de la prison centrale. En effet, les policiers du 6e arrondissement venus pour arrêter un suspect dans cette rue très animée où exercent des revendeurs et des réparateurs de téléphones portables ont essuyé des jets de pierre de la part d’individus opposés à cette interpellation. Dans le brouhaha qui s’en est suivi, un coup de feu est parti sans qu’on sache réellement qui l’a tiré. Les policiers se sentant menacés ont alors pris leurs pieds au cou, pourchassés qu’ils étaient par des manifestants qui les rendaient responsables du coup de feu. Croyant que les policiers venaient du 1er arrondissement tout proche, des manifestants se dirigèrent vers ce commissariat sur lequel ils lancèrent des projectiles. Pour les disperser, la police usa de gaz lacrymogène et fit appel en renfort aux éléments du GMS. Selon des informations recueillies sur place, un policier et un civil auraient été blessés et plusieurs manifestants arrêtés et détenus au 6e arrondissement sis à Korofina. A notre passage au 1er arrondissement, dans l’après-midi, des Casques bleus y étaient positionnés pour sécuriser les lieux. En tout cas, au moment des faits, Bamako bruissait de toutes sortes de mauvaises nouvelles. Pour certains, ce sont les militaires qui se tiraient dessus tandis que d’autres pensaient à une initiative des fidèles du Général Amadou Haya Sanogo actuellement en détention qui chercheraient à le libérer. Heureusement, que ce n’est ni l’un ni l’autre des cas. M FOFANA, B SEGBEDJI Source: L'Indépendant