Mali: le général Sanogo interpellé pour être conduit devant le juge
27/11/2013 16:25 par maliba-info
Quoi qu'on dise c'est de la légitime défense mon général celui qui veut te tuer si tu le trouve en premier il faut l'abattre sans hésitation aucune justice sérieuse ne peut t'incriminer pour ça. Si IBK a oublié que nous avons voté pour lui pour régler l'affaire de Kidal et non l'affaire des bérets rouges, son tour va arriver et c'est le peuple qui va lui régler ça j'en suis sûr soyez tranquille. Le FDR et autres sont en train de lui leurrer il verra quand ça va chauffer tous ceux ci vont l'abandonner pour une seconde fois. et il sera seul comme ATT le patriote trahi par le FDR et autres maliens qui veulent manger dans toutes les sauces. Morsi est un exemple frappant. L'ATT vaut mille fois mieux qu'IBK qui n'est d'ailleurs pas clin il a des millions de nos sous dans sa poche.
Les déclarations du président Ibrahim Boubacar Keïta qui s'en prend à la « communauté internationale », est le strict reflet de l'opinion malienne. Les relations diplomatiques entre la France et le Mali se tendent doucement mais sûrement. Dans un entretien accordé au journal Le Monde , le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, s'en prend à la «communauté internationale», accusée d'obliger le Mali «à négocier sur son sol avec des gens qui ont pris des armes contre l'État». Ces propos font allusion à la situation dans la ville de Kidal, dans le nord du pays, et visent implicitement la France. Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, y a donc répondu jeudi matin: «C'est aux Maliens et singulièrement au président IBK d'agir. La France ne soutient aucun groupe.»
Inculpé mercredi dernier pour complicité d’enlèvement de personnes, par le juge instructeur, Yaya Karambé, le Général Amadou Aya Sanogo sera défendu par Me Harouna Toureh. Ce brillant avocat nous a confié que : « Je suis son avocat et je le défendrai jusqu’au bout. Contrairement à ce que la presse nationale et internationale ne cesse de répéter, mon client n’est pas inculpé pour assassinat, complicité d’assassinat et séquestration. On lui reproche la complicité d’enlèvement de personnes, qui est punie par l’article 240 et 241 du Code pénal malien et 24 et 25 pour la complicité. Les faits qui lui sont reprochés remontent aux événements du 30 avril au 1er mai 2012 ».
Très remonté contre cette arrestation, Me Toureh : « pense sincèrement qu’en l’état actuel de crise sociale, morale majeure de notre pays, la mesure prise contre l’ancien chef d’Etat, le Général d’armée, Amadou Aya Sanogo, par un juge d’instruction au service d’un pouvoir mal avisé est irresponsable, inopportune et injuste ».
De même, il est sûr d’une chose : « l’histoire à venir, dans un bref délai, lui donnera raison ». Ajoutons qu’une marche de soutien à Sanogo a été organisée hier par les jeunes du camp Sunjata de Kati. Formés d’une foule assez compacte, les marcheurs, à pied pour la majorité et juchés sur des sotramas pour certains d’entre eux, ont pris le départ dans la matinée au camp de Kati avant de se diriger sur le Palais de Koulouba aux cris de : « IBK, libérez Sanogo, abas le MNLA, vive l’armée malienne !». Finalement, n’ayant pas pu accéder au Palais de Koulouba, les manifestants ont rebroussé chemin
Des partisans du MNLA ont envahi hier la piste d’atterrissage de Kidal pour empêcher la venue du Premier ministre, Oumar Tatam Ly. Pour dégager la piste, les militaires furent alors obligés de tirer, en blessant quelques rebelles qui auraient évacués vers Gao. L’ambiance reste tendue dans les rues de Kidal. « Tôt ce (hier jeudi) matin, alors que nous nous apprêtions à recevoir le Premier ministre, quelques centaines de jeunes et de femmes soutenus par des responsables du MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad, rébellion touareg) se sont dirigés vers l’aérodrome de Kidal, décidés à empêcher l’avion (du Premier ministre) d’atterrir », a déclaré à l’AFP Ismael Touré, fonctionnaire au gouvernorat de Kidal.
L’information a été confirmée par une source militaire africaine à Kidal, selon laquelle les forces de la Minusma, la force de l’Onu, n’ont pas pu empêcher que les manifestants pénètrent sur la piste d’atterrissage.
« Deux jeunes étaient armés parmi les manifestants qui criaient +Vive l’Azawad, Vive le MNLA+ », a ajouté la même source.
L’entourage du Premier ministre a confirmé l’information, précisant que M. Ly a « pour le moment » annulé sa visite.
Selon son entourage, il se trouvait à Gao lorsqu’il a appris que l’aéroport de Kidal avait été envahi par des manifestants hostiles, et a donc décidé de ne pas se rendre sur place.
COMMUNIQUE DU GOUVERNEMENT
Le Gouvernement du Mali informe l’opinion publique nationale et internationale que le Juge d’Instruction du 2ème Cabinet du Pôle économique placé auprès du Tribunal de Première Instance de la Commune III du District de Bamako, a inculpé ce jour Mercredi 27 novembre 2013, Monsieur Amadou Aya SANOGO qu’il a placé sous Mandat de Dépôt. Le fait reproché, pour l’instant, à l’inculpé est la complicité d’enlèvement de personnes.
En raison de sa qualité de militaire, l’intéressé est détenu dans les locaux de la Gendarmerie Nationale conformément aux textes en vigueur.
Conformément aux dispositions du Code de Procédure Pénale, il bénéficie de tous les droits garantis par la Constitution, à savoir : le droit à la défense, y compris celui de se faire assister par un Avocat de son choix, la présomption d’innocence, le droit à un procès équitable, le droit d’être jugé sans retard, etc.
Dans la conduite de cette procédure, la justice a accompli sa mission en toute indépendance. Et, il en sera ainsi jusqu’à son aboutissement.
Le Gouvernement s’est engagé, dans tout les cas, à ne point interférer dans le traitement de cette procédure pour que la vérité soit dite et que toute la lumière soit faite.
Nul n’est et ne saurait être au dessus de la loi.
L’opinion sera informée en temps utile des développements ultérieurs.
Bamako, le 27 novembre 2013
Le général Amadou Sanogo, l’ex-homme fort de junte malienne, auteur du coup d'Etat de mars 2012. REUTERS/Joe Penney Par RFI Au Mali, le général Amadou Sanogo, l’ex-homme fort de la junte auteur du coup d'Etat de mars 2012, a été interpellé ce mercredi 27 novembre. Des militaires sont venus le chercher au petit matin à son domicile de Bamako pour le conduire devant un juge d'instruction. Il doit être entendu sur les exactions commises par ses hommes. Ce mercredi matin, un véhicule est arrivé devant le domicile à Bamako du général Amadou Sanogo. Suivi de peu par un second dont descendent des hommes armés jusqu’aux dents. Ils sont alors entrés sans heurts dans la maison. → A (RE)LIRE : Le général malien Amadou Haya Sanogo quitte son fief de Kati Tout le quartier a été bouclé, au nord, au sud notamment. Des véhicules de civils ont été obligés de faire demi-tour. Une autre équipe de militaires armés a stationné au Centre international de conférence de Bamako, un bâtiment situé à un jet de pierres du domicile d’Amadou Sanogo. Un peu plus tard dans la matinée, deux véhicules ont quitté la maison de l’ex-homme fort de l’ancienne junte. Un militaire a confirmé à RFI que le général Amadou Sanogo se trouvait bien dans l’une de ses deux voitures, assis derrière, au milieu de deux porteurs d’uniforme. → A (RE)LIRE : Mali: «L'influence du capitaine Sanogo existe toujours» Ils ont pris la direction d’un lieu tenu secret à Bamako où le militaire doit être entendu par le juge Yaya Karembé. Il sera question du contrecoup d’Etat du 30 avril 2012. Ce jour-là, alors qu’Amadou Sanogo venait de passer un mois au pouvoir après un coup d’Etat, des militaires parachutistes communément appelés des Bérets rouges avaient tenté de le renverser. Un échec qui se soldera par l’arrestation de plusieurs dizaines de ces Bérets rouges. Certains seront torturés à l’électricité, d’autres sommairement exécutés ou portés disparus. Aujourd’hui, la justice malienne veut entendre sur cette affaire celui qui à l’époque portait encore le grade de capitaine. tags: Amadou Haya Sanogo - Mali Fiche Pays :
Au Mali, le changement tant promis par IBK tarde à être senti au sein de l'administration. Les mêmes habitudes: la corruption, l'absentéïsme, les retards incessants sont toujours d'actualité. Et que fait donc IBK ? Silence il est dans l'avion pour assiter à des conférences internationales. Et le premier ministre est cloitré dans son bureau et pire rien ne peut se décider sans IBK. Pour preuve il n'y'a jamais eu de conseil de ministre à son absence.
"Qui veut la paix prépare la Guerre"